C’est très facile pour nous de choisir de s’inquiéter. Le monde est à l’envers, la corvée continue, une tragédie inégalement mais largement répartie.

S’inquiéter, ça demande beaucoup d’efforts. Et l’inquiétude, contrairement à la concentration, à l’apprentissage ou à l’action, n’accomplit rien de précieux.

Et en même temps, comme on ne sait jamais combien de temps ça va durer, il est aussi très tentant de juste attendre. Attendre que les choses redeviennent normales. Mais tout le temps qu’on passe à attendre (pour un retour à la normale qui a peu de chance d’arriver tel qu’on l’imagine) est du temps que l’on ne passe pas à apprendre, à se prendre en main, à se connecter.

D’une certaine manière, attendre, c’est par définition perdre du temps. Mais le temps est une ressource rare, alors le perdre est un acte honteux.

Si l’on décidait de seulement réduire notre allocation de temps à l’attente et à l’inquiétude de 50 %, imaginez tout ce qu’on pourrait découvrir, toutes les compétences qu’on pourrait acquérir, à quel point les attitudes changeraient.

On peut toujours attendre (même si le temps va passer de toute façon), et on peut toujours s’inquiéter (même si ça ne nous apporte rien du tout). Mais peut-être qu’on peut réussir à le faire moins.

— Librement traduit d’après l’article de blog de Seth Godin