« Tu as tort », c’est très différent de « j’entends ce que tu me dis, mais… », et c’est une grave erreur que j’ai faite. C’est agaçant, quand vous êtes accusé d’avoir refait quelque chose que vous aviez fait par le passé… Sauf que cette fois, vous ne l’avez pas fait. Mais ça veut aussi dire que vous comprenez tout à fait pourquoi quelqu’un pourrait penser que vous l’avez fait.

Ouep. Mais que se passe-t-il quand vous dites « non, ce n’est pas ce qu’il s’est passé » à la place ? La personne à qui vous parlez pense que vous ne l’avez bien entendue. Elle ne se sent pas écoutée. Alors qu’elle devrait.

Si on pouvait la refaire, je dirais :

J’entends ce que tu me dis. C’est arrivé par le passé. Et je comprends pourquoi tu pourrais penser que ça s’est à nouveau produit. Tu n’es pas fou. Tu n’as pas tort de penser ce que tu penses. Mais s’il te plaît, laisse moi une chance de t’expliquer.

Ça ne suffit probablement toujours pas. En fait, tout ce que je fais ne suffit pas. Mais c’est mieux. Bien mieux que de laisser quelqu’un penser que vous ne le considérez pas. Bien mieux que de ne pas être là pour aimer et soutenir la personne qui en a le plus besoin. La personne à qui vous avez fait du mal par le passé. La personne qui est restée avec vous quand bien même.

J’ai besoin de pardon. Je me pardonne. Mais lui demander pardon lui ferait plus de mal que ça ne l’aiderait. Alors je dois la laisser partir. Sans la supplier de me pardonner. Et comment puis-je me pardonner à moi-même sans lui demander de me pardonner. Je dois juste mesurer combien je lui fais mal…

— Librement traduit d’après l’article Medium de A Journey of Honesty and Love