Ce serait vous.

Même si vous n’êtes pas indépendant, votre patron, c’est vous. Vous gérez votre carrière, votre journée, vos réactions. Vous gérez comment vous vendez vos services, vos études, et la façon dont vous vous parlez à vous-même.

Et il y a des chances que vous le fassiez mal.

Si vous aviez un manager qui vous parlait de la même façon que vous vous parlez, vous démissionneriez. Si vous aviez un patron qui gaspillait autant votre temps que vous, il se ferait virer. Si une entreprise faisait grandir ses salariés aussi mal que vous vous faites grandir, elle ne tarderait pas à faire faillite.

Je suis stupéfait quand je vois tous ces gens qui choisissent d’échouer quand ils deviennent indépendants ou quand ils arrivent à l’un de ces rares postes où vous devez vous gérer vous-même. Face à la liberté d’exceller, ils vacillent, hésitent et calent, avant de s’effondrer.

Nous sommes surpris quand quelqu’un d’autonome entre en scène. Quelqu’un qui trouve un moyen de travailler depuis chez lui, et transforme ça en un voyage de deux ans, PC portable à la main, pour explorer le monde tout en travaillant. Nous sommes choqués quand quelqu’un utilise ses soirées et ses weekends pour faire de nouvelles études, ou pour démarrer sa propre entreprise. Et nous sommes envieux quand on rencontre quelqu’un qui a réussi à prendre son indépendance pour devenir heureux, comme si c’était rare, ou même regrettable.

Il y a quelques bons livres sur le management. Un peu moins sur le management de vous-même. Difficile pourtant de penser à un apprentissage plus essentiel.

— Librement traduit d’après l’article de blog de Seth Godin