Ce sont deux façons de dire la même chose.

Si le point a besoin de supporter des camions de 38 tonnes, le client n’est pas intéressé pour payer plus afin que vous construisiez un pont qui supporte les camions de 44 tonnes. La définition du besoin est claire : 20 tonnes, c’est inacceptable, et 44, ça ne vaut pas un centime de plus en acier, en béton ou en piliers.

Mais quand on fait entrer les compétences humaines dans la danse, les spécifications pour un travail peuvent dire qu’on doit être assis au guichet du service client de 9h à 17h, sauf que « être très sympa avec les gens » est difficile à quantifier et peut sembler superflu si on essaye d’en faire le moins possible.

Pourquoi faire plus ? Après tout, le système industriel a optimisé autant qu’il le pouvait le travail. Il a pris sans donner grand chose en retour, ôtant aux gens dignité et respect et les traitant comme des engrenages.

Mais se comporter comme un engrenage en échange n’est pas une forme de revanche très utile.

Faire plus que le minimum peut faire devenir le travail plus qu’un travail. Quand on en fait plus parce qu’on le peut, on se développe par choix, on crée de l’espace. L’espace de prendre la responsabilité du travail, de le personnaliser, et d’en faire plus qu’un job alimentaire.

La crise actuelle est un bon rappel d’à quel point les jobs seulement alimentaires sont vides. Parce que ce n’est pas un très bon moyen de passer nos journées. Les dramaturges, les peintres et les professionnels dévoués ne demandent pas « quel est le minimum que je puisse faire pour que ça passe ? », ils voient plutôt le travail comme une chance de faire une différence.

Faire un travail dont on est fier est une bonne alternative à être vu comme moins qu’un humain. Et passer nos journées à faire autant de travail humain qu’on peut est bien plus intéressant que d’espérer en faire le moins possible.

— Librement traduit d’après l’article de blog de Seth Godin