Travailler longtemps, c’est ce que fait l’avocat qui facture 14 heures par jour pour remplir des formulaires.

Travailler dur, c’est ce que fait le plaideur malin quand il synthétise quatre idées différentes pour trouver un argument qui fait gagner le procès, en moins de 5 minutes.

Le long travail a une histoire. Fermiers, chasseurs, ouvriers d’usine… Il y a toujours eu des métiers où travailler beaucoup était nécessaire pour réussir. Pendant des décennies, il y avait beaucoup d’argent à se faire en étant endurant et assez fort pour travailler beaucoup.

Travailler dur, en revanche, fait peur. On se défile devant le travail dur parce que le risque y est inhérent. Travailler dur est dur parce que vous pouvez échouer. Vous ne pouvez pas échouer en travaillant longtemps : il vous suffit d’être là pour le temps nécessaire. Quand vous travaillez dur, vous échouez quand vous n’établissez pas une connexion avec votre prospect, quand vous ne résolvez pas le problème, ou quand vous hésitez.

Je pense qu’il vaut le coup de pointer que le long travail prépare au dur travail. Si vous êtes suffisamment là et si vous vous entraînez assez et apprenez assez, vous avez des chances de vous retrouver dans une position où vous travaillez dur.

Par contre, il semble que peu importe la quantité de long travail que vous faites, vous ne bénéficierez jamais des avantages du travail dur sans faire le pas du premier au second.

— Librement traduit d’après l’article de blog de Seth Godin