Lambo.

Lambo.

Lambo.

YouTube est rempli de « coaches de vie ». Bon nombre d’entre eux vautrés dans les histoires de leur propre succès.

« J’étais triste et seul. Personne ne croyait en moi. Et là, j’ai commencé à faire de la musculation »

Lambo.

Le monde était contre eux, et ils sont renés de leurs cendres.

Le martyre, c’est une histoire courante.

Mettons de côté les frais exorbitants que facturent ces gens. Ignorons le fait que beaucoup ne possèdent même pas les voitures devant lesquelles ils posent. On peut même passer sous silence le fait qu’ils ne vivent pas eux-mêmes la vie qu’ils vendent.

Ça ne vous dérange pas juste un tout petit peu qu’ils ne promeuvent rien d’autre que des choses liées à l’argent ? Bonheur, réussites, sécurité, réjouissances, tout ce que l’on recherche, soudainement attaché à des objets qui brillent. Ce genre de marketing fait levier sur les complexes des gens.

Voulez-vous vraiment vénérer un avatar construit sur des voitures de sport laides et des bijoux ? Vous savez déjà que ces choses-là ne vous rendront pas heureux.

N’importe quelle jolie voiture que vous achèterez pourra être surpassée par celle du kéké en bas de chez vous. Vous serez dépassé par le gars avec une montre légèrement plus brillante. C’est une escalade sans fin. Mais si vous avez vraiment besoin d’une voiture qui dépasse le mur du son, allez-y, 007.

Pour tous les autres, rappelez-vous : rechercher le prestige et avoir l’air riche est un jeu qui coûte cher. Y participer n’est pas obligatoire.

Les hommes et les femmes que je connais qui ont toutes ces jolies choses ne sont pas plus heureux que vous et moi. Souvent, c’est même plutôt l’inverse.

Croyez-le de quelqu’un qui n’a rien à vous vendre : il y a des schémas plus simples jour le bonheur et la joie. Sautez le jeu du statut.


Une fête exagérée

On a invité toute la famille.

On a fait venir un orchestre, un traiteur de luxe, une harpiste. Au total, on a dépensé plus de 20 000 € pour notre mariage. Et des milliers de plus pour les bagues.

Le mariage a duré une nuit. Aujourd’hui, on n’est plus mariés.

La bague est maintenant inutile (pour moi, en tout cas). Ce n’est pas une pique à mon ex : on n’est pas fâchés, je lui souhaite le meilleur. Je souligne juste que, dans un pays avec un taux de divorce à 50 %, on dépense peut-être un peu trop dans les mariages.

Ce n’est pas seulement illogique, ça fait aussi reposer beaucoup de pression sur les épaules des couples. Ou peut-être que ce qui est illogique, c’est de faire jurer à deux personnes debout devant une foule qu’ils passeront leur vie ensemble. Pardonnez mon cynisme.

Je veux que vous soyez heureux. Je veux que votre mariage dure. Si vous voulez payer le mariage de vos rêves, faites donc. Mais rappelez-vous, on est souvent déçus par les choses dont on attend beaucoup.

Votre mariage devrait être à propos d’amour. Il ne devrait pas aspirer votre âme. Vous ne devriez pas pleurer tous les jours à cause du stress ou faire des crédits pour le financer.

Si vous voulez dépenser une fortune à cette occasion, je le ferais plutôt sur la lune de miel si j’étais vous. Vous en aurez bien plus pour votre argent. Et ce sera bien plus marrant.

Il y a une très bonne raison pour que les seconds mariages coûtent en moyenne moins cher.


La force négative de la procrastination

J’ai un lave-vaisselle à lancer. Il y a aussi une pile de linge propre que je dois plier (je déteste plier le linge).

En revanche, j’ai fait les choses importantes qui devaient être faites : j’ai fait de l’exercice, j’ai tondu la pelouse, et je suis en train d’écrire.

La procrastination n’est pas toujours mauvaise, particulièrement si elle permet de traiter d’autres priorités. Mais quand c’est pour éviter des choses importantes, ne vous y trompez pas, elle peut ruiner votre vie.

Rien n’a jamais tué plus de productivité et de potentiel que la phrase « Je le ferai plus tard. »

C’est comme ça que votre stratégie pour être en bonne santé se transforme en un gain de 40 kg. C’est comme ça que vous vous retrouvez coincé entre une session de révisions de 15h non-stop et un semestre raté.

Notre désir de gratification instantanée nous éloigne de l’inconfort. C’est dû à des déficiences dans notre « cerveau reptilien », qui n’est pas optimisé pour être performant dans le confort le luxe de nos vies modernes.

Un homme des cavernes n’avait aucune raison de couper sa viande de Mammouth en 5 plus petits repas pour aider son métabolisme. Il se fichait d’avoir le meilleur corps d’été. Nous ne luttons plus pour survivre, et ce changement nous a mis en désaccord avec nous-mêmes.

On laisse les tâches s’empiler jusqu’à ce qu’il y en ait trop. A tel point qu’il devient plus facile (voire indispensable) d’effacer l’ardoise et de repartir de zéro : on abandonne le programme d’entraînement sportif, on accepte la mauvaise note, on sèche les cours.

Si notre sens de la responsabilité ne s’active que quand l’eau nous arrive aux épaules, comment pouvons-nous espérer réparer un jour la moindre fuite ?

Peu de mots sont plus dangereux que « plus tard ».

Pour ne pas être trop vague, voilà mon astuce préférée pour lutter contre la procrastination. Ça s’appelle la règle des 5 secondes : si vous vous sentez coincé, essayez de compter à rebours de 5 à 0. Comme par magie, vous tomberez du lit ou sauterez du canapé avant d’arriver à 0.

Le compte à rebours va puiser dans notre esprit conscient. Il crée un sentiment d’urgence, comme si c’était une bombe à retardement posée sur la fainéantise.


Trois choses qui n’en valent vraiment pas la peine :

  1. Courir après la richesse et essayer d’avoir l’air riche
  2. Les mariages trop chers
  3. La procrastination (une tueuse lente et silencieuse)

— Librement traduit d’après l’article Medium de Sean Kernan